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Chabbat Chalom n°2183
Chabbat Chalom n°2181

Judaicia

Etapes de la vie

LA NAISSANCE

 

POUR UN GARCON

La circoncision

Le rite de la Mila (circoncision) est pratiqué dans la joie et la ferveur, et continue d'être observée par un très grand nombre de juifs : par tous ceux qui ressentent un tant soit peu l'appartenance au peuple juif. Rappelons que la circoncision du nouveau-né a lieu – sauf contre-indication médicale – impérativement le huitième jour, le nombre huit se référant au dépassement de l'ordre naturel. Ainsi la circoncision vise-t-elle aussi à initier le fidèle à la dimension éthique du judaïsme. Elle est effectuée par un Mohel, et est célébrée en présence d'un "Minyan" dès le matin à l'issue de l'office.

Le rachat des premiers-nés

Consacre-moi tout premier-né.

Ce commandement est toujours d'actualité. L'importance parfois méconnue de cette mitsva du "Pidyion haben", le rachat du fils aîné, justifie qu'on en rappelle ici quelques principes : il est indispensable que la Maman ait donné naissance, pour la première fois de sa vie à un enfant, qui doit être de sexe masculin, viable, et qui n'est pas né par césarienne, ou dont la mère n'a pas précédemment eu une fausse couche. A ces restrictions s'ajoute une dispense si l'un des deux parents est soit Cohen, soit Lévi. Le rachat doit avoir lieu dans la journée du 31ème jour qui suit la naissance. Il consiste essentiellement en la remise par le père au Cohen d'un montant équivalent à cinq sicles bibliques, au cours d'une cérémonie dont le détail est décrit dans les rituels de prière. Cette cérémonie s'achève par un repas festif familial (seoudat mitzwa)

La mappah

Chez les juifs originaires des pays rhénans, la coutume veut que les parents du nouveau-né coupent un morceau des langes qui emmaillottaient l'enfant pendant la circoncision. On y brode ensuite le nom du nourrisson ainsi que cette formule de prospérité pour l'avenir : que le Saint béni soit-Il le fasse grandir dans la Thora, le mariage et les bonnes œuvres.

Cette étoffe appelée wimpel ou mappah est apportée à la synagogue lorsque l'enfant et âgé de trois ans, et c'est alors qu'on utilise sa mappah pour resserrer le rouleau de la Thora.

 

POUR UNE FILLE

La nomination ou Zévèd habate.

D'origine séfarade, cette coutume a été adoptée par les ashkénazim pour marquer la naissance d'une fille lors d'une cérémonie où le bébé est nommé, et béni.

Le judaïsme alsacien est resté quant à lui fidèle à la cérémonie dite holé-krach que certains traduisent par haut-la-crêche, durant laquelle on crie le prénom de l'enfant en soulevant par trois fois son berceau entouré par les enfants présents à cette fête. Il est d'usage que le père monte à la Thora pour y demander une bénédiction pour la santé de la mère et de l'enfant. Il y récitera également la prière dite hagomèl remerciant D. de l'heureuse issue.

 

Téléchargements:

En partenariat avec l'A.U.I

Pour les enfants :

 

 

LA BAR MITSWA ET LA BAT MITSWA

Alors que les garçons deviennent majeurs à 13 ans révolus, les filles, considérées comme plus précoces le sont dès l'âge de 12 ans.

La Bar mitzwa constitue l'un des usages les plus populaires et les plus répandus dans le monde juif.

Celle des jeunes filles – la Bat mitzwa – se déroule de manière collective ou bien dans le cadre familial et intime de ses amies.

La prestation solennelle dans le cadre de la synagogue (montée au Séfer, lecture de la Thora, port des Tefilines en semaine), le discours à la synagogue ou le "dvar thora" lors du repas (seoudat mitzwa) souligne l'accession du jeune garçon à sa majorité et à son entrée dans la vie adulte.

Le repas de fête organisé au jour précis du douzième anniversaire de la jeune fille représente aussi une seoudat mitzwa, et il lui est loisible également de déclamer un dvar thora dans le cadre de la fête que ses parents lui auront organisé.

TÉLÉCHARGEMENTS:

Pour préparer sa Bat Mitzva :
Un dossier pour aborder l'univers de la Bat et de la Bar Mitzva par le biais des fêtes de Tichri

Pour préparer sa Bar Mitzva :

Un dossier pour aborder l'univers de la Bat et de la Bar Mitzva par le biais des fêtes de Tichri

 

 

LE MARIAGE

L'union conjugale se réalise dans le judaïsme en deux étapes : Les éroussin ou kidouchin : consécration, et les nissouïn, le mariage proprement dit.

C'est le rabbin qui prononce sur une coupe de vin la bénédiction de la consécration que les futurs mariés écoutent avant que le fiancé prononce en hébreu la formule : Te voici consacrée à moi par cette alliance, conformément à la Loi de Moïse et d'Israël, et passe l'alliance à l'index de la main droite de sa fiancée.

La h'oupa ou dais nuptial, qui abrite les époux durant la célébration du mariage, et le talith sous lequel ils sont réunis au moment des sept bénédictions symbolisent le futur foyer. Les obligations que le marié s'engage à remplir vis-à-vis de son épouse sont énoncées par le rabbin lors de la lecture de la Ketouba écrite en araméen et signée par deux témoins. Ce document est ensuite conservé précieusement par l'épouse ou par ses parents. Si elle était perdue, il serait indispensable d'en réécrire une autre. Cette Ketouba constitue une véritable déclaration des droits de la femme. La cérémonie s'achève par le bris d'un verre qui vient rappeler ainsi la destruction du Temple de Jérusalem.

 

Traduction de la Ketouba

Le … jour de la semaine, le … du mois de … en l'année 57… de la création du monde, suivant le compte que nous effectuons ici dans la ville de …, voici comment M……, fils de M….. a dit à cette jeune fille …, fille de M….. :

Sois ma femme conformément à la Loi de Moïse et d'Israël et moi, avec l'aide des Cieux, je travaillerai pour toi, je t'honorerai, te nourrirai, t'entretiendrai, t'alimenterai et te vêtirai. Conformément aux obligations imposées aux maris juifs qui travaillent, honorent, nourrissent et entretiennent leurs femmes avec fidélité. Je te donnerai ta nourriture, tes vêtements, ce dont tu as besoin, et je vivrai avec toi comme mari et femme, tel que l'usage l'exige.

Et …., cette jeune femme, a déclaré qu'elle consentait à être sa femme. Ainsi a dit M….. : Ce contrat devra être payé par moi pou par mes héritiers après moi, sur mes meilleurs biens et acquisitions qui sont sous les cieux que j'ai acquis ou que j'acquerrerai, sur les biens meubles ou fonciers, gagés ou hypothéqués. Ils garantiront ce contrat de mariage jusqu'au vêtement que je porte, que je sois vivant ou mort, à partir d'aujourd'hui et à jamais.

M…. s'engage à respecter les clauses de ce contrat avec la gravité qui s'impose pour tout contrat de mariage en cours chez les filles d'Israël, conformément à l'institution rabbinique et non comme une simple promesse, ni comme de simples formulaires. Nous avons effectué un acte d'acquisition auprès de M…., fils de M…., pour ….., fille de M….., sur tout ce qui est mentionné ou explicité plus haut. Ainsi tout a été certifié, clarifié et bien-fondé.

Signature des deux témoins                                                       Signature du marié.

 

 

LE DIVORCE

Le guett (acte de divorce) est dressé par un scribe (Sofer). C'est un document écrit presque entièrement en araméen sur du parchemin légalisé et signé par deux témoins. L'orthographe et la forme (douze lignes) sont précisées dans le plus grand détail par la halakha. Une fois le guett donné à la femme, le guett est repris par le rabbin qui supervise la procédure. Celui-ci le coupe en croix de façon à ce qu'il ne puisse être utilisé à nouveau, puis il donne à la femme un document attestant qu'elle est divorcée et qu'elle peut se remarier.

 

 

LA MORT

Le judaïsme impose le plus grand respect à la fois au mourant et au corps lorsque l'âme l'a quitté. On ne doit pas laisser seule une personne mourante et il est considéré comme méritoire d'être présent au moment de la mort afin de réciter les chémot, c'est-à-dire les deux premiers versets du chema et les derniers versets qui sont clamés à la fin de l'office de la Neïla de Yom Kippour (Hachem hou ha Elokim).

Les arrangements par la purification du corps, la toilette mortuaire (taharat ha-met) sont accomplis par une sainte confrérie (h'evra kadicha) et sont qualifiés de h'essed chel émèt (vraie bonté), car celui pour qui on les fait, ne pourra plus nous rendre la pareille.  Au moment de l'inhumation, on déchire un pan de ses vêtements.

Selon le cas, le deuil dure 30 jours pour un proche parent (frère ou sœur, époux ou épouse, enfant) et douze mois pour les enfants en deuil de leurs parents.

Il est d'usage d'élever une pierre tombale ou matséva entre le onzième et le douzième mois de la première année de deuil.

Après l'enterrement, les personnes en deuils se réunissent dans la maison du défunt et prennent un repas symbolique composé de pain et d'un œuf dur. Cette période qui est couramment appelée chivah (sept) dure sept jours à compter du jour de l'enterrement, pendant lesquels les personnes en deuil ne peuvent s'asseoir qu'à même le sol ou sur des coussins posés par terre ou sur des bancs. Il leur est en outre interdit de se raser, de se laver, d'étudier la Thora, d'avoir des relations conjugales, de porter des chaussures en cuir, d'échanger des salutations, de se couper les cheveux et de laver leur linge.

On a aussi coutume de recouvrir tous les miroirs de la maison du défunt et d'allumer une veilleuse durant toute la période de deuil. Pendant le Chabbat, il est cependant interdit d'étaler son deuil en public, et on se rendra à la synagogue après s'être lavé et avoir changé ses vêtements. La période de chivah se termine pour faire place à la période de deuil de moindre intensité comme sous le nom de chelochim (trente jours). Pour les enfants, la période de deuil durera une année entière durant laquelle le qadich sera récité tous les jours, qu'il est d'usage d'arrêter au bout du onzième mois mais que l'on redira au jour anniversaire de la mort (Yahrzeit ou hassguèr). On rappellera également leurs noms lors des prières dites du Yzkor célébré lors du Chabbat ou des trois fêtes de pèlerinage et à Yom Kippour (selon le rite de la Communauté).

 

INFOS UTILES

Pour toute information concernant les démarches à accomplir adressez vous au secrétariat de la communauté au 03 88 14 46 53
Si vous voulez partager avec l'ensemble de la Communauté cette heureuse nouvelle, pensez à l'annoncer dans le Chabbat Chalom, en contactant le secrétariat  au 03 88 14 46 53, (e-mail : o.look@cibr.fr).
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