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Horaires de Chabbat

Vendredi 3 octobre
Allumage : avant 18h46

Samedi 4 octobre
Sortie de Chabbat : 19h46

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Chabbat Chalom n°2192
Chabbat Chalom n°2191

Judaicia

Etapes de la vie

Comprendre la symbolique du Chabat

L'observance du Chabbat se présente sous la double face de Chamor et Zah'or, observer et se souvenir.

Le premier caractérise le côté négatif ou passif, l'abstention de tout travail, le repos, tandis que le second se réfère à la sanctification positive par les habits chabbatiques et les trois repas obligatoires, par le kiddouch et la havdalah, par la prière et l'étude de la Thora, de manière à favoriser l'épanouissement de ce que les maîtres de la Kabbale appellent l'âme supplémentaire dont le fidèle bénéficie en ce jour.

Aux trente neuf travaux interdits, définis comme tels par leur application à la construction du Tabernacle dans le désert, et s'inspirant de la voix des prophètes et de leurs recommandations, les Sages ont ajouté certaines interdictions dites rabbiniques. Ainsi, diverses activités de caractère profane ont été également proscrites. C'est ainsi que tous les instruments qui servent à un travail sont déclarés mouqtsé (retanchés) de la pensée et de l'usage de ce jour.

Le vendredi

Avant l'heure qui marque l'entrée du Chabbat (et qui est indiquée entre autre dans votre Chabbat Chalom) la demeure juive est comme en attente d'un hôte éminent. La table chabbatique est déjà dressée. On a recouvert la cuisinière à gaz d'une tôle sous laquelle couve une petite flamme destinée à maintenir chauds les mets du dîner et à réchauffer ceux du lendemain. De nos jours, l'usage s'est répandu d'utiliser une plata électrique, préférable à bien des égards à l'usage ancestral. Chacun a déjà revêtu ses vêtements chabbatiques car l'accueil doit se faire avant le crépuscule afin d'ajouter un peu de profane ('hol) au jour sacré (qodech). Il reste à la maîtresse de maison d'allumer les 2 lumières spéciales du Chabbat suivies de la bénédiction qui introduit immédiatement le Chabat dans sa maison.

Vendredi soir

C'est aux accents des Psaumes 95 à 99, et avant d'entonner le cantique du Leh'a dodi que la Communauté se prépare à recevoir le Chabbat dont l'entrée coïncide avec la récitation du Psaume 92, le cantique par le jour du Chabbat. Durant l'office, on chante avec l'officiant les versets du Vechamerou et on récite une Amida qui célèbre la sainteté du jour. L'office est, pour ainsi dire, couronné par le kidouch sur le vin, bien qu'il soit réservé en principe à la table familiale.

Sur cette table dressée, deux pains nattés (h'allot) et recouverts d'un napperon brodé sont disposés à côté de la coupe pour le kidouch. Il est d'usage qu'au retour de la Synagogue, les parents bénissent leurs enfants en leur imposant les mains. Puis on chante le cantique Chalom aléh'em et l'éloge écheth h'ayil pour la maîtresse de maison. Après avoir prononcé le kidouch, et s'être lavé les mains, on rompt le pain (motsi) que l'on distribue à chaque convive.

La journée du Chabbat

L'office est calqué sur celui de la semaine, mais est abondamment pourvu d'additions, de psaumes et autres hymnes en l'honneur du Chabbat.

La lecture de la Thora (paracha) occupe le centre de l'office. A cet effet, la Thora a été divisée en 54 sections (Sidrot) correspondant au nombre des Chabbat de l'année la plus longue. La sortie du rouleau (sefer) se déroule solennellement, qui est promené afin que les fidèles puissent tous l'honorer. Le même cérémonial accompagnera de même la rentrée du sefer après sa lecture, à laquelle sont appelés en principe sept fidèles pour une portion de la Sidra divisée en sept parachiot dont les deux premières sont réservées en principe à un Cohen puis à un Levi. La Thora est lue selon une cantillation traditionnelle propre à chaque rite, et elle est terminée par le maftir ou conclusion qui précède la lecture de la haftara, chapitre tiré des Prophètes et présentant une analogie avec le contenu de la Sidra. Après la haftara, le Rabbin appelle la bénédiction divine sur la Communauté, sur Israël et sur la République française. La prière de Moussaf clôt l'office.

A la maison, un nouveau kidouch introduira le repas. On s'adonnera à un climat de douceur et de bien être et l'esprit libre de soucis, ainsi qu'à de plats traditionnels particulièrement relevés afin de réaliser le onèg chabbat : un temps consacré à la vie de son foyer, à ses enfants et à ses hôtes.

La prière de minh'a sera précédée ou suivie du troisième repas chabbatique (Séouda Chelichit).

C'est par la cérémonie de la Havdala que, après l'office de maariv, la prière du soir, on prendra congés du Chabbat, par le moyen d'une coupe de vin remplie à plein bords, une boîte contenant diverses épices odoriférantes et une bougie tressée flamboyant de toutes ses mèches. Tour à tour, le chef de famille récitera la bénédiction sur le vin, les épices et les lumières.

On plongera parfois ces derniers instants par des chants et une collation dénommée Melavé malka pour raccompagner la princesse.